Shingo poursuit sa carrière professionnelle avec les éditions du Zéphyr et d'autres projets, initiés au sein du studio de dessinateurs Gotferdom (orthographe non certifiée).
Thibaut a produit une dizaine de planches excellentes, à partir du scénario de Christian (enfin, de mon scénario, ça fait drôle de parler à la troisième personne, et de découvrir ensuite que le billet est signé "Christian", je vais donc désormais parler directement). Donc : sur mon scénario, que Thibaut a eu la gentillesse de me demander. L'histoire d'un jeune garçon embauché pour servir de valet au redoutable dictateur Spathül. Thibaut a travaillé énormément sur les personnages et sur l'aspect tortueux et monumental du décor. On peut voir l'évolution de son travail sur son blog "le crayon qui fume". Une réussite graphique. Je suis sûr que ça va marcher.
Franck Perrot démarche en ce moment les éditeurs, (de livres pour enfants, surtout). Il a illustré deux de mes contes (des images à tomber à la renverse), ainsi qu'un conte de Thibaut (décidément, des passerelles dans tous les sens entre auteurs qui se comprennent) et un de son épouse. Autant de projets qui, bon sang, fourmillent d'atouts. Suffit de frapper à la bonne porte, au bon moment. Pas gagné pour autant, mais bon.
Thibaut et Franck exposeront prochainement à Riorges, au château de Beaulieu.
dimanche 15 novembre 2009
De toits à moi
Tandis que les anciens d'Onabok tentent de percer, la cadette, LiLou, fait son chemin sans sourciller, droit devant, vent debout. Son premier album, excellent, a fait l'objet d'une rubrique vidéo sur Kronix, et le prochain (dont votre serviteur a eu la chance de voir la maquette) est bien parti pour faire un succès.
http://kronix.hautetfort.com/archive/2009/10/04/lilou-en-60-secondes.html
De toits à moi, Léah Touitou. La cabane sur le chien. Livre illustré couleurs. 12 euros.
http://kronix.hautetfort.com/archive/2009/10/04/lilou-en-60-secondes.html
De toits à moi, Léah Touitou. La cabane sur le chien. Livre illustré couleurs. 12 euros.
Web TV
Le compteur situe le compte à rebours à - 24 jours et des bananes, pour le départ de cette télé locale sur le net. Christian y participera avec une courte rubrique littéraire en vidéo : "CC sait lire", dont vous pouvez découvrir les maquettes sur Kronix.
Christian revient également de Genève, où il a rencontré auteurs, lecteurs et éditeurs, pour des tables rondes, des débats, des lectures et un spectacle autour de la fameuse sélection Lettres-Frontière. Plus de détails dès demain sur son blog.
Christian revient également de Genève, où il a rencontré auteurs, lecteurs et éditeurs, pour des tables rondes, des débats, des lectures et un spectacle autour de la fameuse sélection Lettres-Frontière. Plus de détails dès demain sur son blog.
lundi 16 mars 2009
Tous ces petits liens
Vu samedi soir 14 Mars au TMR, la création : "Tous ces petits liens présentée par la compagnie Dynamo, pour 6 élèves de l'école de cirque de Roanne.Mise en scène , chorégraphie et interprétation : Virginie Barjonet, lumières : Dominique Galichon.
Avec Capucine Villar, Alycia Cornet, Ludine Chambosse, Sarah Chomette; Camille Marion et Emma Degoutte.
photo : DR
En première partie : une surprise : la compagnie "SansZarret", issue de l'école de cirque de Roanne. Une poignée de joyeux lurons, menés par Benoit Montantème et Marie Thizy qui nous a présenté un spectacle de rue tout à fait réjouissant, mélant musique : accordéon, guitare, percus; et numéros : monocyle, jonglerie, acrobatie, échasses, le tout dans une scénographie très professionnelle empreinte d'humour et d'humanité.
On regrettera un peu que ces deux là (Benoit et Marie) ne soient plus chargés du professorat de l'école de Roanne. (...)
Puis dans ce même décor vide ramené à sa nudité extrême (vue sur le plateau sombre et ses issues de secours), en ayant juste rajouté sur les côtés quelques tables couvertes de tissus aux couleurs vives afin de rappeler les pays tziganes, la lumière s'est faite sur le corps frêle de Virginie Barjonet.
La danse a alors pris sa place dans cet univers froid pour nous amener ailleurs...
Portes ouvertes sur des mondes différents, aux cultures envoutantes et mélancoliques. A noter les très belles musiques utilisées, tirées pour certaines de films connus ("Le temps des gitans" et son superbe "Ederlezi" de Goran Bregovic, chanté par Ruzsa Magdolina), du Emir Kusturica, ou des tablas gorgés d'eau résonnant de notes étranges...
Découvrez Goran Bregović!
La chorégraphie de Virginie Barjonet, (compagnie Eolienne), mais ici chorégraphe pour Dynamo est magnifique. Le temps s'arrête lorsque son corps agile se tord dans des poses gracieuses (l'Inde pour une scène du "Tigre du bengal" ?) ou tourne doucement sur les trapèzes en tissu installés ça et là sur la scène.
Ses élèves, (toutes des filles) qui ont travaillées un an et demi sur ce spectacle sont aussi agiles et habitées par leurs "récits", et leurs corps à elles aussi s'engagent pleinement sur le sol ou dans les airs. On notera d'ailleurs le passage particulièrement intéressant où le trapèze lancé de la scène porte jusqu'au premiers rangs du public le corps de certaines d'entre elles.
Le spectacle sort de son monde pour nous heurter, nous interroger.
D'ailleurs tout dans cette chorégraphie dans cette mise en scène est politique et social.
J'ai vu des corps enchaînés essayer de se libérer, j'ai vu des mords défigurer des bouches... des corps pendus par les pieds, des silhouettes ramper sous les projecteurs... pour échapper à la répression ?
Mais j'ai vu aussi des corps fuir et courir... des balançoires s'élancer dans les airs, et ces mêmes corps doucement tournoyer dans une grâce infinie...
Oui, ce spectacle était peut-être associé au monde du cirque, mais la gravité liée à la thématique des "liens" était bien l'élément essentiel qui retenait l'attention.
Alors lorsque Virginie a mimé de fort belle manière, tout en grimaces, un chanteur de cabaret que l'on tente de baillonner, et que ses spasmes chorégraphiques liés à la situation comique du play-back ont déclenché les rires...le cirque clownesque a repris ses droits, détendant l'atmosphère.
Mais c'était compter sans le final, qui, tel un ending à la Emir Kusturica a vu surgir de toutes parts dans le public, balcons compris la troupe entière lançant sur une musique endiablée des serpentins multicolores.
Applaudie chaudement par le théâtre entier, la troupe a finalement quitté la scène, après un deuxième salut autant ovationné.
Des "petits liens" vraiment émouvants, qui laisseront des traces.
Info : La compagnie Dynamo présentera sa nouvelle création :
"T'as les yeux plus gros que mon ventre", Mardi 1er Décembre 2009 au TMR.
Le site de la cie Eolienne :
Compagnie Eolienne, Virgine Barjonet
lundi 23 février 2009
Le noir sied à Edgart
Du 21 Février au 08 Mars 2009, l'Espace de la tour de Mably (42) expose Edgart, Catherine Haro et Joëlle Folliot .Ces trois artistes proposent une exposition de qualité homogène : de peintures pour les deux premiers et de
corseterie pour la dernière.(Ci-à gauche : © Geishas/Catherine Haro et à droite : © Ateliersylphe/Joelle Folliot)
(Toutes les photos : P. Ciron)
Avant d'aller plus en avant sur le caractère incontournable et purement jouissif de cette exposition, je tiens tout de suite à avertir que cette première note ne développera uniquement que les sensations éprouvées à l'égard des toiles d'Edgart. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est le seul artiste avec lequel j'ai eu personnellement l'occasion de parler suffisamment longuement lors du vernissage pour me faire une idée relativement objective du travail.
Edgart, de son vrai nom Jean-Yves Gardet est roannais et sa passion de la peinture n'a dégale que celle du cinéma. Il travaille d'ailleurs au cinéma d'art et d'essai de Roanne : l'Espace Renoir, ce qui, avouons le, le place en bonne position pour regarder ce qu'il souhaite, y compris les films du patrimoine que ce dernier projette régulièrement lors de thématiques (...)
Les films noir et fantastique (le vrai fantastique, issu des romanciers du XIXeme) le passionnent tout particulièrement, et c'est dans ce téreau que l'artiste va puiser son inspiration la plus féconde.
© La ronde de nuit (Edgart/Jean-Yves Gardet)Passionné tout autant de musiques dites gothiques (donc noires, encore), la thématique de cette noirceur a peu a peu envahit son travail, permettant à celui-ci de sortir d'un cadre trop restrictif rappellant un courant bien connu, et de développer des sentiments beaucoup plus personnels.
© Edgart/Jean-Yves GardetEclairage maîtrisé, justesse des regards... il faut se rapprocher au plus prêt pour essayer de comprendre comment un tel travail est rendu possible.
Les questions fusent : "Mais avec quelle sorte de pinceau travaillez-vous ?"
© Edgart/Jean-Yves GardetPour ma part, j'y ai vu l'oeuvre d'un artiste arrivé à maturité, dont on aimerait par exemple pouvoir contempler le travail sur ... une couverture de roman (Certaines toiles peuvent rappeler du Nicollet), ou dans une moindre mesure.. une affiche de cinéma. Ce dernier choix étant bien sûr... le sien.
... On aura l'occasion de revenir plus en détail sur les travaux de Catherine Haro et Joëlle Folliot dans une prochaine note détaillant leurs oeuvres.
mardi 16 décembre 2008
David et Abigail, ou la narration graphique comme outil pédagogique.
"Nul n'est prophète en son pays" est un constat souvent malheureusement établit. Roanne n'échappe pas à la règle, et combien ont souvent entendu qu'il ne s'y passait rien (...)Outre le fait que périodiquement quelques évènements culturels viennent perturber cette (presque vraie) réalité, il existe quand-même à Roanne un certain nombre de professionnels, associatifs ou autres qui arrivent, ou sont arrivés ponctuellement, à force d'imagination, de ténacité et surtout de talent à poser quelques jalons.
On pourrait citer quelque galerie d'art, quelques bars programmant ou ayant programmé des concerts, quelque association ayant réussi à proposer des éditions et/ou des programmations de qualité (littérature, cinéma, théâtre, musique...), ou quelques employés ou contractuel municipaux ayant su faire accepter de nouveaux projets qui n'auraient sans doute sans eux jamais vu le jour.
L'atelier pédagogique proposé depuis 2007 autour de la la peinture et de la bande dessinée au Musée Joseph Déchelette fait partie de ces "Atouts roannais".
Une originalité née de la passion et de l' expérience riches dans ces deux domaines de Christian Chavassieux, assistant au Musée depuis cette année 2007, et auparavant employé au service communication de la ville (et depuis peu auteur publié ).
Christian ayant déjà été rapidement présenté sur ce blog (*), aussi nous nous attarderons plutôt sur l'intérêt et l'originalité de ce projet.
"Mettre en évidence les méthodes de narrations dans la peinture : du tableau à la BD" a été à l'origine l'objet d'un rapport de FAT (Formation avant titularisation; 20p., Juin 2008), mais c'est d'abord la passion et l'intérêt que voue Christain C. à l'art en général et à ces deux médias culturels qui ont déclenché cette idée.
Présenter une oeuvre très narrative tirée des collections du Musée à des classes de CE2-CM et leur faire appréhender celle-ci grâce à une bande dessinée créée pour l'occasion, (re) développant en cases les scènes implicites (mais pas pour tout le monde justement) contenues dans le tableau, tel était l'objectif.
Le tableau choisi a été celui de Franken "David et Abigail" (vers 1630-1636), mettant en scène un épisode antique conté dans la bible. (Livre de Samuel XXV, 2-3)
Pour cela Christian a fait appel à Cedric Fernandez, alias Shingo, auteur de bande dessinée stéphano-roannais ayant été "découvert" (ou révélé ?) par l'association Ikon & Imago (2000-2007) dont il a fait partie avec Christian.
Ces deux se connaissent bien puisqu'ils travaillent ensemble sur quelques projets (C. Chavassieux : scénarios, C. Fernandez : dessin), et c'est ainsi qu'à put être réalisée une bande dessinée de trois planches, qui servirait à l'atelier comparatif. Cédric Fernandez a un trait très "classique" (dans le sens positif du terme) qui se prêtait d'ailleurs bien à la thématique antique du tableau.
Au final, et pour résumer, les élèves devaient, après explications auprès d'une animatrice, et "lecture" des 3 oeuvres (Passage du récit bilbique, tableau et BD), puis repérage des trois grandes phases du récit, écrire eux-mêmes dans les bulles laissées vides à cet effet les dialogues des deux principaux protagonistes de "l'histoire".
Cet atelier a été un franc succès, ce dont je n'aurais jamais douté en tant qu'amateur de narration graphique. Et même si il pourra et devra connaître des évolutions (des pistes ont d'ailleurs été émises par Christian lui-même), les contingences techniques liées à une classe scolaire (timing, attention des élèves, car...) mettront sans doute un frein à celles-ci.
Toujours est-il qu'à l'heure où l'on ne compte plus les demandes d'animations autour de la bande dessinée, en milieu scolaire ou associatif (centres sociaux) (On peut d'ailleurs se demander si c'est un phénomène de mode, lié à la sur-production/médiatisation mondiale autour de la BD, ou, oserai-je : l'influence des divers ateliers proposés entre 2001 et 2007 par Ikon & Imago sur le bassin roannais ?); cette initiative se pose comme un des aboutissements les plus intelligents et pérênne qu'on puisse proposer dans ce domaine.
Une grande satisfaction, en tant qu'ancien président d'Ikon & Imago, et une belle réussite, qui j'espère pourra être mis d'avantage en perspective lors de prochaines manifestations autour de la bande dessinée.
mercredi 10 décembre 2008
Un rire, un limule, une pièce
L'élaboration de la pièce "le rire du limule", prend une tournure intéressante ces dernières semaines. En effet, le metteur en scène François Podetti (alias "Burt", dans Hero Corp, la série de Simon Astier sur Comédie), s'est adjoint le talent de deux créateurs de notre région : Jérôme Bodon-Clair pour la musique et le travail sonore, et Marc Bonnetin pour le décor "numérique".
Un trio d'artistes immédiatement et parfaitement sur la même longueur d'ondes. Rappelons que la pièce de Christian Chavassieux (auteur de "Le Baiser de la Nourrice") évoque la souffrance de Lucifer, le porteur de lumière, celui qui a semé le germe de la révolte dans le coeur des hommes, au spectacle décevant de la mollesse humaine, de sa soumission aux pouvoirs en tout genres, amour, argent, politique. "Qu'avez-vous fait de votre colère ?" clame du fond de son antre minéral, l'ange déchu.
Ce que l'on peut savoir de la mise en scène imaginée par François Podetti, conforte l'impression que cette création originale sera un des temps forts de la saison théâtrale roannaise.
Retenez votre 25 avril, au soir.
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